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--- INSTITUTION DE LAVIGNY : HôPITAL ---

Médecine du handicap



REFERENCES

* La classification internationale des maladies (CIM) 10ème révision, chapitre 5, page 202.
** "Europäisches Manifest : minimale Bedingungen für die Gesundheitsversorgung von Menschen mit geistiger Behinderung".Rottersam 2003.
*** The Declaration of Rome 2003 ? With Regard to the Promotion of Interest and Services for People with Intellectual Disabilities with Mental Health Needs. (Journal of Policy and Practice in Intellectual Disabilities, Volume 1, Number 2, pages 103-104, June 2004).
**** "Introduction to special section on evidence-based practices for persons with
intellectual developmental disabilities", Editorial volume 115, N° 5, pages 357-446
de l'A.J.I.D.D (American Journal on Intellectual and Developmental Disabilities).
***** Julia Kristeva et Jean Vanier : "Leur regard perce nos ombres", Fayard 2011.

La médecine du handicap mental est une approche médicale spécifique et adaptée aux personnes présentant une déficience intellectuelle.*


A Lavigny, elle s'adresse aux personnes accueillies dans le Département Hébergement socio-éducatif, mais également à des personnes extérieures.

Quelques caractéristiques de cette médecine avec recommandations destinées aux décideurs en politique sanitaire sont données par le manifeste de Rotterdam** et Rome en 2003***.

Commentaires
Il n'y a pas de "Définition" officielle de la médecine du Handicap mental.

Le retard mental (R.M.) (ou handicap mental) selon la définition de l'OMS est un arrêt du développement mental et/ou un développement mental incomplet caractérisé essentiellement par une insuffisance des facultés qui déterminent le niveau global d'intelligence, c'est-à-dire les fonctions cognitives, le langage, la motricité et les performances sociales.

Le retard mental n'est pas une maladie (on parle plutôt de" personnes en situation de handicap"). Cependant, dans le cadre de la déficience intellectuelle, la prévalence des affections dans les domaines psychiatrique, neurologique et, plus en général, de la médecine interne, est nettement plus importante que dans une population générale.
En particulier, la prévalence de troubles mentaux est au moins 3 à 4 fois plus élevée que dans une population générale. De même, la prévalence des affections neurologiques particulières comme l'épilepsie est au moins 5 à 10 fois plus importante que la prévalence dans une population générale.

Le manifeste de Rotterdam (novembre 2003) est un document qui se base sur un constat :
Les personnes avec handicap mental ont les mêmes droits que les autres citoyens, mais aussi des besoins particuliers et parfois spécifiques. Pendant longtemps, la médecine du handicap a été considérée comme une médecine de second plan.
Ce manifeste donne aussi quelques caractéristiques particulières de l'approche médicale du handicap; particulièrement dans le domaine psychiatrique et neurologique (Déclaration de Rome en 2003***) :
  •   la nécessité de consacrer davantage de temps à une personne avec handicap mental que pour des citoyens sans handicap.
  •   la nécessité d'une prise en charge multidisciplinaire,
  •   la nécessité de confier la prise en charge médicale d'une personne avec déficience intellectuelle à un médecin généraliste ou interniste ou, plus rarement, à un spécialiste,
  •   la nécessité de formation et recherches spécifiques.

Commentaire à propos de l'épistémologie médicale
  •   L'approche de Claude Bernard, c'est-à-dire une médecine basée sur l'observation et des preuves scientifiques est plus difficilement mise en oeuvre chez les personnes avec handicap mental que dans une population générale.
  •   Cela est particulièrement vrai pour une médecine "evidence-based"**** qui est difficilement applicable à des personnes n'ayant pas accès au langage.
  •   Selon une approche épistémique différente mais propre de l'observation du psychisme de l'homme, la prise en charge d'une personne présentant une déficience intellectuelle grave ou profonde se heurte le plus souvent à un défi de taille**** "le handicap ouvre, chez celui qui n'est pas atteint, la peur de la mort psychique et physique" d'où un risque évident de rejet et, en fin de compte, le risque d'une médecine de second plan comme constaté par le manifeste de Rotterdam et la Déclaration de Rome...

Résumé
La médecine du handicap est une médecine qui tient compte d'une manière toute particulière des caractéristiques propres aux patients vivant avec une déficience intellectuelle en termes de diagnostic (difficulté de communiquer avec le patient), de prescription (problème de compatibilité entre médicaments et d'effets secondaires) et de traitement (problème de compréhension et de non-compliance du patient).
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